Projet
Nombreuses sont les sources factuelles soulignant la nécessité d’élaborer des politiques en matière d’alimentation et de nutrition, qui protègent et favorisent la santé, et réduisent le taux de morbidité liée à l’alimentation, tout en contribuant au développement socioéconomique et à un environnement viable.
Les initiatives de la Commission européenne, bien sûr, mais aussi les discussions tenues lors de la « Conférence ministérielle européenne de l’OMS sur la lutte contre l’obésité » (Novembre 2006, Istanbul), invitent à participer activement à une politique de prévention contre cette épidémie paneuropéenne d’obésité et de surcharge pondérale, qui augmente les risques de contracter des maladies non transmissibles, dont les maladies cardiovasculaires, certains cancers et le diabète.
En outre, l’équilibre alimentaire prend une importance croissante et les consommateurs européens recherchent une offre de déjeuner associant équilibre et diversité.
Enfin, le projet vise à démontrer que l’alimentation équilibrée n’est pas forcément la plus coûteuse. En optant pour des produits locaux, de saison et qui n’impliquent pas de frais de transport, les impacts sur le pouvoir d’achat des ménages et des restaurants seront positifs.
Ainsi, le secteur public s’est associé au secteur privé dans six pays européens afin de proposer ensemble des solutions adaptées, variées et innovantes, et de démontrer que le plaisir de déjeuner au restaurant est compatible avec une alimentation équilibrée dans le cadre d’une vie professionnelle.
Plus d’informations sur l’obésité en Europe : “Pourquoi ce projet ?”
Plus d’informations sur le projet : “Une solution à la problématique publique”
Un certain nombre de structures et d’outils ont été mis en place un niveau communautaire :
Le Livre blanc de la Commission européenne, du 30 mai 2007, « Une stratégie européenne pour les problèmes de santé liés à la nutrition, la surcharge pondérale et l’obésité », s’inspirant d’autres initiatives récemment prises par la Commission comme le livre vert intitulé « Promouvoir une alimentation saine et l’activité physique : une dimension européenne pour la prévention des surcharges pondérales, de l’obésité et des maladies chroniques », propose notamment une stratégie de partenariat et un plan d’action à une échelle nationale.
Aussi, la Commission européenne, à travers la direction générale de la santé et de la protection des consommateurs (DG SANCO) a lancé le Deuxième Programme d’Action communautaire dans le domaine de la Santé 2008-2013.
« L’intérêt principal de ce Programme est de fournir des déterminants de la santé à travers le soutien et le développement, non seulement, d’importantes mesures de promotion sanitaires et de prévention des maladies, mais aussi de méthodes de réduction des risques spécifiques et d’outils d’éradication. Ceci implique la mise en avant des déterminants positifs de la santé et la lutte contre les déterminants négatifs, dans le but d’améliorer la qualité de vie de la population et de réduire le poids de la morbidité et de la mortalité. »

Les 3 objectifs de ce Programme sont :
La gestion et la mise en place du Programme Santé sont sous la responsabilité de l’Agence Exécutive pour la Santé et les Consommateurs (EAHC). Le projet FOOD est l’un des nouveaux projets cofinancés par l’Union Européenne.
Objectif général
Le projet FOOD vise à promouvoir l’alimentation équilibrée, en agissant à la fois sur l’offre et sur la demande : il améliore la qualité nutritionnelle de l’offre et il facilite le choix du consommateur informé, en proposant des clés pour comprendre et agir.
Les deux objectifs principaux sont :
Objectifs spécifiques
Le projet sera développé dans 6 pays au cours de 2009 et 2010, invitant plus de 52 000 employés (soit près de 3 000 entreprises) à participer à la campagne, ainsi que 5000 restaurants.
Pourquoi agir au travail ?
Dans le LIVRE BLANC de la Commission européenne sur sa stratégie en matière d’alimentation, il est précisé que :
« Les entreprises peuvent elles aussi contribuer à la promotion de modes de vie sains sur le lieu du travail. De concert avec les organisations de salariés, elles doivent également formuler des propositions ou des orientations sur la façon dont les entreprises de toutes tailles peuvent introduire des mesures simples et peu onéreuses en vue de promouvoir des modes de vie sains auprès des salariés ».